Le monde de Cossette et moi

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C’est parfois incroyable de constater comme tout le monde connaît Cossette.

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on me demande si j’ai un quelconque lien de parenté avec la compagnie. Vous devriez même voir la déception de certains qui, lors d’événements de réseautage (du genre ou l’on se promène avec un tag ”my name is” dans le cou) m’abordent en pensant entamer une discussion avec un employé de la plus grande boîte de com au pays. Hé non, à  part de partager le même nom de famille et de venir de Québec, il n’y a pas grand chose qui me lie avec le monde de Cossette, du moins pas au premier coup d’oeil.

J’écris ”au premier coup d’oeil” car dans un passé lointain (du genre en 1997) j’aspirais déjà à une brillante carrière en publicité – bien qu’à  ce moment je ne connaissais pratiquement rien du métier sinon qu’il existait une boîte partageant le même nom que celui de mon père. C’est finalement suite à  des études en Sciences, Lettres et Arts et puis en administration des affaires (marketing) que je choisis un parcours plus près des ventes et du marketing que de la publicité et des communications.

Ce que je trouve aujourd’hui intéressant avec Cossette c’est que la société représente désormais le symbole d’une industrie. De fait, s’élevant désormais au rang de one of the largest marketing communications company in the world (as per Wikipedia), la boîte fait figure de géant qui comme le note Marie-Claude Ducas chez Infopresse, traverse, comme beaucoup d’agences, une zone de turbulences et qui à Montréal, a perdu au cours des derniers mois plusieurs gros comptes: une partie du mandat de Bell, celui de Molson, celui du Groupe Pages Jaunes. Sans compter que GM, un de leurs principaux clients, ne va pas particulièrement bien…

Dans un même ordre d’idées, Sophie Cousineau de La Presse ajoute que depuis qu’il a touché un sommet de 13,39$ en juin 2007, le titre de Cossette dégringole à la Bourse de Toronto. Il ne valait plus que 2,78$ le 20 mai dernier. Or, la récession, qui est sans pitié pour les contrats de publicité (pensez à General Motors), n’explique pas tout. Cossette a perdu d’importants mandats, notamment son contrat exclusif avec Bell Canada, qu’elle partage avec trois autres agences.

Ayant moi-même récemment travaillé avec Molson et McDonald’s toujours dans le cadre de mandats n’étant pas octroyé à Cossette, je suis à même de constater que l’entreprise semble avoir du mal à saisir plusieurs opportunités notamment celles liées à l’interactif et au Web. Il sera donc particulièrement intéressant de suivre la présente bataille pour le contrôle de la compagnie.

À mon humble avis, l’industrie de la communication-marketing québécoise, tout droit issu impunément d’une relation inscestueuse, de par le nombre d’ex-Cossette travaillant maintenant chez la compétion ou encore chez le client, devrait se trouver d’une part vivement concernée par les événements et d’une autre part concertée par ce qui arrive à leur symbole, jadis fort et puissant.