Journée Infopresse : on commente

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On félicite
D’abord, félicitations aux organisateurs de la journée 360° d’Infopresse, quelle excellente idée que de lancer des invitations à quelques blogeurs de l’industrie dans le but qu’ils participent à leur événement. Guillaume a déjà publié 2 billets sur la journée, même constat du côté de chez Mario. Pour répondre à la question de Michelle, je crois que les organisateurs ont sélectionné les blogeurs par leur taille (en ne prennant que les plus grands). À noter que j’avais pour ma part était invité par Stephane Gauvin que je remercie ici (pour ne pas avoir eu la chance de l’avoir fait en personne lors de l’événement). Ce dernier présentait sur le thème de bâtir des relations à l’ère du web social.

On continue
Je ne sais pas si c’est parce qu’il n’avait aucun livre à vendre ou parce qu’il profitait (cette fois) d’avoir une audience non-virtuelle, mais Stephane Gauvin a livré une performance rafraichissante soutenue par un débit un flow chargé qui n’avait pour égal que la quantité de références données pour soutenir son propos. Oui, l’utilisation des graphs d’Alexa pouvait sembler critiquable (quand même moins que celle de Google Trend !), mais pour un fois nous avions droit à de véritables réflexions sur les conséquences de l’avènements du web social. Moi qui pensait que disserter sur la problématique d’un progrès technique inducteur (ou non ?)d’un progrès social n’était que l’apanage d’une certaine intelligentsia universitaire… Heureusement, M Gauvin a su mettre en évidence ce que le web a le mieux à nous offrir (soit ce vidéo et celui-ci). Pour plus de détails, Guillaume Brunet a un bon résumé de la présentation sur son blog. Un collège me faisait aussi remarqué de Stephane est sûrement le seul prof au Québec à utiliser Twitter, vous en connaissez d’autres ? Même constat suite à une discussion avec Muriel, sur l’utilisation du web social dans les pratiques d’enseignement universitaire, M Gauvin fait encore ici figure de précurseur. [Présentation de M Gavin sur le marketing et le web social].

On change svp
La salle de conférence sans accès wi-fi. Ça fait tellement 2004 !

On apprécie
wow un cadeau utile de la part de l’équipe de 90 degrés. Enfin ! Quelle différence de l’usuelle accumulation de cossins encombrants habituellement offert en guise de matériel promotionnel (ex: le stylo Yahoo surdimensionné reçu lors du dernier Interactive to the Max). Ou encore le kit de survie offert par Revolver lors de la dernière journée infopresse sur les médias sociaux, concept qui semblait très sexy (en fait, je n’ai pas ouvert le kit, quelqu’un peut me dire ce qu’il y avait à l’intérieur ? Bref, bonne idée d’offrir une clé USB, ainsi votre matériel promotionnel ne finira pas au recyclage !

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Bringing the Wisdom of Crowds to Montreal

The main speaker of last Wednesday event organized by Journée Infopresse was James Surowiecki. He is the author of a column on business and finance called “The Financial Page”, published in The New Yorker. His presentation was about his best-seller book called The Wisdom of Crowds. FYI, I tried to find his book last Monday but I’ve quickly realized that most of the bookstores in Montreal are non-bilingual (French version supposed to come in april). Actually the lady from my neighbourhood’s bookstore told me to go downtown in order to find a spot to buy the book (since I live in the northern part of the island, I ended up without the book).

The power of collective intelligence
There are some great thoughts behind Surowiecki’s presentation but it seems that I wasn’t the only in the crowd thinking that his formula sounds a bit like what we call ‘the average’. According to me, if you are problem solving and you make sure to have a diversity of people thinking on a specific solution, it just makes sense that you will get a fair result (specially if you have people with independent background and if you are aggregating the results). Anyway, the guy is a great speaker and he’s giving a lot of examples to back his theory.

How the Wisdom of Crowds can apply to social media sites

If you are already familiar with social medias, I would strongly suggest you to take a look at what muhammad saleem describes as his journey through james surowiecki’s wisdom of crowds. For those of you less familiar with SMO and SMM, msaleem is a well-known digger who wrote few very interesting posts on topics such as Why do we participate on other social news sites?, Is socializing ruining social news?, The easiest way to make your community happy and more.

Nouveaux modèles d’affaires - Journée Infopresse

Suite à la venue de Chris Anderson à Montréal en octobre 2007, on peut dire que les attentes étaient grandes face à cette journée Infopresse 360° sur les nouveaux modèles d’affaires. Voici mon court résumé sur la première présentation donnée par Bernard Girard, auteur du livre le modèle Google.

Girard:
- Les organisations sont d’abord limités par les capacités cognitives de leurs dirigeants
- Google est une véritable machine à innover, la société a trois gestionnaires à sa tête
- plusieurs facteurs ont favorisés le développement de la compagnie :
+ le contexte juridique de la Californie (impossibilité de faire signer des ententes de non-concurrence aux ingénieurs engagés)
+ le milieu technique et la proximité des universités
+ l’environnement économique (VC + angels)
+ l’environnement culturel: valorisation et croyance dans le progrès et l’innovation

- la croissance de la société est directement liée à sa capacité d’innover
+ le PageRank, le Pay-Per-Clic, la publicité contextuelle, l’usine informatique sont des applications qui originent de travaux de recherche dans différents secteurs que l’on transpose ici pour le bon fonctionnement d’un algorithme ou comme modèle de revenu
+ vs Microsoft (stratégie de monopole) et Apple (stratégie du blockbuster: on lance des produits forts), Google a une stratégie d’exploration

- les points clés du management chez Google sont:
+ la mobilisation des ressources créatives (règle du 20% du temps alloué à des projets personnels)
+ la flexibilité de la gestion des produits favorise une amélioration des produits (envisageable pour Google de sortir un produit en version beta)
+ l’organisation est faite par projets et en équipe de travail
+ une politique de ressources humaine adaptée à la réalité
++ le contrôle par les pairs
++ une politique d’incitation basée sur la motivation intrinsèque
++ une politique de recrutement qui facilite la création et l’entretien de réseaux avec la communauté universitaire
++ un suivi minitieux des utilisateurs

Jusqu’à la fin, on aurait pu croire à une apologie du modèle Google, mais il intéressant d’écouter Girard qui vers la fin de son exposé se questionne sur:
- l’efficacité des politiques mis en place par le géant
- les faiblesses de l’approche
- l’échec de certains produits (ex:Google Finance ne lève toujours pas)
- est-ce un modèle applicable et un modèle à suivre ?

En somme on retient que la force de Google vient de son innovation mais surtout de sa volonté réelle à satisfaire les utilisateurs avant d’engendrer des profits. Pour plus d’information sur le sujet, je vous suggère le livre (que je n’ai pas lu) mais qui doit détailler ce que Girard a condensé en 45 minutes ainsi que le visionnement du vidéo dans lequel il explique de quoi traite son livre (voir en haut de ce billet).